Combien coûte une vidéo d'entreprise au Maroc ?
4 min de lectureBudget · Production · Entreprise
Presque aucune boîte de production marocaine ne publie ses prix. Le résultat, c'est que tout le monde perd du temps : le client ne sait pas s'il parle d'un projet à 10 000 ou à 100 000 dirhams, et le studio découvre au troisième rendez-vous que le budget n'existait pas.
Cet article donne des fourchettes réelles. Ce ne sont pas nos tarifs — ce sont les ordres de grandeur du marché marocain en 2026, ceux que vous retrouverez en interrogeant plusieurs studios sérieux. L'objectif est que vous arriviez au premier appel en sachant de quoi vous parlez.
Les fourchettes, par type de projet
Contenu social — 5 000 à 15 000 MAD
Un format vertical, une demi-journée à une journée de tournage, un montage, une ou deux déclinaisons. C'est le format le plus rentable quand il est fait en série plutôt qu'à l'unité.
Vidéo corporate / institutionnelle — 15 000 à 40 000 MAD
Présentation d'entreprise, film de recrutement, témoignages clients. Une à deux journées, interviews, plans d'illustration, montage, habillage, sous-titres. La fourchette haute correspond à plusieurs sites ou plusieurs langues.
Film de marque / publicité — 40 000 à 150 000 MAD et au-delà
Direction artistique, scénario, casting, repérages, éclairage, étalonnage, sound design. C'est là que le budget cesse d'être linéaire : chaque exigence supplémentaire — un comédien connu, un lieu privatisé, une voiture de prestige — se paie séparément.
Événementiel et captation — 12 000 à 50 000 MAD
Selon le nombre de caméras, la durée, et surtout s'il y a du direct. Un multicam diffusé en direct n'est pas une captation : c'est une régie, une redondance réseau, et zéro droit à l'erreur.
Immobilier et architecture — 8 000 à 35 000 MAD
Un bien, une visite filmée, quelques plans aériens si le dossier le permet. Les programmes neufs avec animation 3D montent plus haut.
Photographie — 3 000 à 20 000 MAD
Par journée, selon le nombre de retouches livrées et les droits d'utilisation cédés.
Les cinq variables qui font vraiment bouger un devis
- Le nombre de jours de tournage. C'est le poste principal, presque toujours. Une journée de plus, c'est une équipe, du matériel, de la logistique et une journée de montage supplémentaire en aval.
- La taille de l'équipe. Un opérateur seul, ce n'est pas le même film qu'un cadreur, un assistant, un chef opérateur son et un régisseur. Ni le même niveau de finition.
- Les autorisations. Un tournage dans un lieu public, un site protégé ou avec un drone demande un dossier. Ce dossier est du temps humain, et il conditionne le calendrier bien plus que le tournage lui-même.
- Les droits. Musique sous licence, images d'archives, droit à l'image des personnes filmées, durée et territoire d'exploitation. Une musique correctement licenciée coûte ; une musique mal licenciée coûte beaucoup plus tard.
- Le nombre de versions et d'allers-retours. Un master, plus une version 16:9, une 9:16, une 1:1, deux durées et trois langues, ce n'est pas un livrable : c'est douze. Faites-le figurer au devis.
Ce qu'un devis sérieux contient toujours
Si ces lignes n'y sont pas, demandez pourquoi :
- Le nombre de jours de tournage et de montage, séparément
- La composition de l'équipe
- Les livrables exacts : formats, durées, langues, nombre de versions
- Le nombre d'allers-retours de montage inclus, et le tarif au-delà
- Les droits musicaux et leur territoire
- Qui détient les rushes après livraison
- Les délais, y compris administratifs
Ce dernier point est celui que les clients regrettent le plus souvent d'avoir ignoré.
Pourquoi le devis le moins cher est rarement le moins cher
Un écart de prix important entre deux studios décrit presque toujours un écart de périmètre, pas de marge. Le moins cher a souvent retiré quelque chose : une journée, une personne, l'étalonnage, le sound design, les versions, ou les droits.
Cela peut être exactement ce qu'il vous faut. Un film de recrutement pour une page carrière n'a pas besoin du même dispositif qu'un spot destiné à la télévision. Mais il faut le choisir, pas le subir en découvrant à la livraison que le son est inutilisable.
Notre position
Nous travaillons en équipe réduite et en post-production interne, ce qui supprime deux couches de coût sans toucher à l'image. Nous disons non aux projets dont le budget ne permet pas le résultat attendu, plutôt que d'accepter et de livrer une déception.
Et nous répondons sous 24 heures avec une fourchette, avant tout rendez-vous — parce que personne ne devrait avoir à faire trois réunions pour savoir si c'est jouable.
Décrivez-nous votre projet : vous recevez une fourchette et un calendrier réalistes, sans engagement.
À lire ensuite : l'autorisation drone au Maroc, le poste qui surprend le plus de budgets.
Questions fréquentes
- Quel budget pour une vidéo d'entreprise au Maroc ?
- Pour un film institutionnel court et soigné, comptez généralement entre 15 000 et 40 000 MAD. Une vidéo de marque avec direction artistique, comédiens ou plusieurs lieux dépasse souvent 60 000 MAD. Un simple format social bien exécuté peut démarrer autour de 5 000 MAD.
- Pourquoi deux devis pour le même film varient-ils du simple au triple ?
- Parce qu'ils ne décrivent pas le même travail. Le nombre de jours de tournage, la taille de l'équipe, les autorisations, les droits musicaux, le nombre de versions livrées et le nombre d'allers-retours de montage expliquent presque tout l'écart. Un devis moins cher est souvent un devis moins complet.
- Le drone coûte-t-il cher en supplément ?
- Le vol lui-même est rarement le poste principal. Ce qui coûte, c'est le dossier d'autorisation, le pilote qualifié et l'assurance aéronautique — et le délai de 10 à 20 jours ouvrables qu'il faut anticiper.
- Faut-il payer un acompte ?
- C'est l'usage, en général 40 à 50 % à la commande, pour bloquer les dates et engager les frais de préproduction. Le solde se règle à la livraison des fichiers finaux.
- Est-ce moins cher de tourner au Maroc qu’en Europe ?
- Nettement, à qualité comparable — équipes, décors et logistique coûtent moins. C'est pourquoi beaucoup de productions internationales tournent ici. En revanche les délais administratifs, notamment pour l'aérien, sont plus longs qu'en Europe et doivent être budgétés en temps.